
Les 8 milliards de trains qui rejoindront l'Europe et l'Asie par Istanbul pour 125 km de route
La Turquie vient d'obtenir 6,75 milliards de dollars de six banques internationales de développement pour Chemin de fer du Nord, une ligne de 125 km qui traversera Istanbul de Halkalı à Gebze sur le pont Yavuz Sultan Selim. Avec 44 tunnels et 42 ponts, le corridor électrifié transportera jusqu'à 33 millions de passagers et 30 millions de tonnes de marchandises par an, réunissant pour la première fois par rail les aéroports d'Istanbul et de Sabiha Gökçen.
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Un travail de 8,119 millions pour coudre deux continents
Les projet Il comprend 125 km de double voie électrifiée conçue pour 160 km/h pour les passagers et 120 km/h pour les marchandises. Environ 65 % d ' entre eux sont construits : 59 km dans les tunnels et 22 km dans les ponts, ce qui reflète une orographie interrompue et une activité sismique dans le nord de la ville. La traversée du Bosphore sera résolue par le troisième pont suspendu, libérant le tunnel saturé de Marmaray, qui n'exploite que des trains urbains de nuit pour les marchandises.
Les financement couvre 6 750 millions de dollars provenant d'entités telles que la Banque mondiale, la BDE, la BAD, l'AIIB, la Banque islamique de développement et le Fonds de l'OPEP; les 1 400 millions restants seront détenus par l'État turc. Le gouvernement prévoit de sortir les travaux avant 2026 et d'ouvrir la ligne en décembre 2032.
Istanbul prépare 33 millions de voyageurs par an
Le Ministre des Transports estime que le corridor absorbera 33 millions de passagers et 30 millions de tonnes de fret par an, faisant d'Istanbul un pôle logistique entre l'Europe et l'Asie. La liaison ferroviaire entre ses deux aéroports internationaux permettra d'éviter le déficit de mobilité actuel dans les grands centres comme Londres ou Moscou.
En outre, en détournant trafic lourd des ponts de Bosforo, une réduction significative de la congestion et des émissions dans la métropole de 15 millions d'habitants est attendue. La conception permet d'exploiter des trains de marchandises de 750 m de long, ce qui double la capacité de passage intercontinental actuelle.
Risques environnementaux et sociaux sous contrôle
La Banque mondiale cite le risque environnemental et social comme « substance » en raison de la proximité de l'échec d'Anatolie, de l'état des bassins d'eau et des poumons verts du nord. Le projet comprend des plans de reboisement, une surveillance sismique continue et des systèmes d'atténuation du bruit et des vibrations pour les 180 000 voisins proches de la route.
Toutefois, évaluation estime que les avantages de la connectivité, de la compétitivité logistique et de la décarbonisation justifient l'investissement. La feuille de route prévoit des vérifications trimestrielles et un fonds de compensation environnementale de 150 M$ géré par les autorités locales.
