
Le détroit d'Ormuz : pourquoi la paix ne réparera pas les dégâts causés au gaz et au pétrole en quelques années
Les verrou des Détroit d'Ormuz a éliminé environ 20 millions de barils par jour, soit 20 % de la consommation mondiale, dépassant l'embargo arabe historique de 1973 qui n'a retiré que 4,5 millions de barils. Les experts avertissent que même si un accord de paix est signé demain, la normalisation du flux de pétrole prendra entre deux et trois mois, tandis que la réparation des infrastructures endommagées prendra des années. Les assureurs auront besoin de tests de sécurité avant de réactiver les navires, et la pénurie de gaz et d'engrais menace d'aggraver l'inflation et la sécurité alimentaire mondiale.
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L'entonnoir logistique qui paralyse le marché
Les navires pétroliers ont été empilés des deux côtés du détroit, créant ainsi un goulot de bouteille comparable à la pandémie. Selon l'analyste Rory Johnston, il ne faudra que de deux à trois mois pour renormaliser le système mondial, car la décharge massive provoquerait l'effondrement des terminaux et retarderait la distribution du pétrole brut sur les marchés internationaux.
En outre, les assureurs maritimes ne couvriront jamais l'Atlantique sans preuves sécurité. Ils ont besoin de mois d'inspection pour s'assurer que le passage est exempt de mines et d'attaques, et dans l'intervalle ils imposeront des primes que de nombreuses entreprises ne pourront pas assumer, ce qui retarde encore la réactivation du trafic pétrolier dans le détroit.
Dommages aux principales infrastructures gazières et pétrolières
Les attaque avec des drones iraniens à l'usine d'exportation de gaz naturel liquéfié de Ras Laffan, le plus grand au monde, a laissé des dommages structurels qui vont nécessiter entre trois et cinq ans pour une réparation complète. Cet arrêt affecte directement l'offre mondiale de GNL, augmente la dépendance vis-à-vis de sources alternatives et augmente les prix du gaz sur les marchés internationaux.
Dans Arabie saoudite Saudi, les fermetures temporaires de la raffinerie Ras Tanura réduisent la capacité de transformation et prolongent la pénurie de produits dérivés. Pendant ce temps, l'Irak a dû fermer les puits et réduire sa production de 70% parce qu'il n'a pas de ports à exporter, générant ce que l'industrie appelle le « pétrole verrouillé », dont la réactivation nécessite des semaines de travaux techniques complexes.
Impact économique et alimentaire à long terme
Les analystes mettent en garde contre l'augmentation soutenue des énergie pourrait pousser l'inflation mondiale à des niveaux compris entre 5 % et 6 %, érodant le pouvoir d'achat et augmentant les denrées alimentaires et les biens de consommation. Si le conflit persiste, le prix du pétrole brut pourrait atteindre 200 $ le baril, un chiffre pour détruire la demande et précipiter une profonde récession.
Le détroit Ormuz Elle porte également environ un tiers des engrais mondiaux; son interruption menace une pénurie qui augmenterait les prix des denrées alimentaires et provoquerait une crise alimentaire mondiale. Les pays tributaires de ces importations seront confrontés à des cultures plus coûteuses et à des rendements plus faibles, ce qui augmentera la pression sur les supermarchés au cours des prochaines années.
